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Protection respiratoire biologique


Réglementation des masques vis à vis de risque infectieux

 


L'évaluation des risques de contamination de professionnels au contact des personnes contagieuses conduit depuis longtemps les professionnels de santé à porter des masques protecteurs lors de leurs interventions. L'évaluation de la contagion lors des dernières crises en Asie et au Canada a conduit l'OMS et l'ensemble des états à préconiser le port de masques filtrants pour la protection des personnes confrontées au risque biologique. Aussi, l'OMS et de nombreux états recommandent, dans leur plan, le port des masques, notamment pour le personnel soignant. Le CDC américain recommande de porter des masques N95 ou mieux, et les autorités françaises ont pris le même type de conseil avec l'équivalent européen, le FFP2, ou mieux.

La directive sur les prescriptions minimales de sécurité et de santé 89/656 CE recommande aux employeurs une analyse et une évaluation des risques pour déterminer les niveaux de performance des équipements de protection individuelle (EPI), en fonction du danger et de la durée d'exposition. La directive EPI 89/686 CE précise que les appareils de protection respiratoire doivent avoir été certifiés avant leur mise sur le marché, conformément aux exigences essentielles de sécurité et de santé. L'introduction de niveaux de performance permet alors aux employeurs de choisir les protections adéquates au niveau de performance nécessaire à assurer la sécurité de son personnel.

La norme d'essais NF EN 149-2001 a dégagé 3 niveaux de classification (FFP1 - FFP2 - FFP3) basés sur des essais statiques et en condition de simulation, afin de déterminer les performances des masques respiratoires

L'introduction de nouvelles techniques de filtration anti-microbienne, la parution de nombreuses publications d'évaluation des risques ces derniers mois et la diversité des expositions suggèrent de refaire un point sur les critères de choix et d'examiner les conditions d'utilisation.

Principe d'un masque respiratoire

Les particules de l'atmosphère étant chargées électriquement, les masques les plus modernes sont construits autour de matières électrostatiques permettant de faire une répulsion électrique. Le colmatage qui suit les premiers filtrages permettant en théorie d'augmenter au cours du temps la retenue des particules. Malheureusement, l'humidité relative peut diminuer les forces électriques et diminuer dans le temps la capacité filtrante des masques. Un avis récent publié au Journal Officiel de la communauté européenne a demandé que les tests de certification soient revus pour prendre en compte ce phénomène.

Face à une contamination infectieuse, il convient donc de s'intéresser à la capacité filtrante d'un masque mais également à sa capacité à désactiver les agents biologiques et ses propriétés d'auto-décontamination.



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