Entre février et juin 2003, le Canada a déploré, suite à l'arrivée d'un patient contaminé venant d'Asie 44 morts, 330 cas de personnes fortement touchées par une pneumonie et a dû placer plus de 1000 personnes en quarantaine, ce qui a désorganisé les service hospitaliers et la région Ontario.
Si on ne connaît pas l’ID50 du SRAS, en revanche, l’ID50 de l’Influenza a été évaluée sur des volontaires sains avec la souche H2N2. Cette évaluation a montré qu'elle était inférieure à 10 pfu, autrement dit, hautement transmissible.
Bien que le virus H2N2 et le virus H5N1 soit des virus différents, leurs similitudes permettent de considérer le virus H5N1 comme hautement transmissible, à partir de l’instant où ses différentes mutations auront conduit à une mutation homme à homme.
Réfléchir sur un risque pandémique, c'est réfléchir sur un virus hautement transmissible qui sera caractérisé par une dose infectieuse inférieure à 10 pfu et dont la propagation aura un impact sur la santé publique et les structures économiques. Le ralentissement de la propagation est très important pour pouvoir maintenir les structures en fonctionnement minimal. La qualité des masques est une des mesures importantes pour protéger les personnes susceptibles d'être au contact d'une atmosphère viciée.
Pendant l’épidémie de SRAS au Canada, 45% des malades ont été des membres du personnel soignant.
Il a été établi dans les différents rapports d’enquête que le défaut de protection respiratoire dans la première vague était une des causes de la propagation de l’épidémie chez le personnel de santé.
* SRAS : Syndrôme Respiratoire Aigu Sévère |