Groupe I a
Toxicité pour la reproduction : baisse de la fertilité et anomalies du développement. Données expérimentales retrouvées chez toutes les espèces animales et quelles que soient les voies d'exposition (orale, pulmonaire et cutanée), pour des durées d'exposition courtes ou prolongées. L'irréversibilité de ce type d'atteinte semble plus ou moins partielle. Trouble de la fertilité par effet toxique sur la spermatogenèse : anomalies des spermatozoïdes et atrophie testiculaire chez le mâle. Chez la femelle, anomalies des ovocytes et troubles de l'ovulation. Troubles du développement par traitement des femelles au cours de la gestation retrouvés chez toutes les espèces et pour toutes les voies d'exposition : embryotoxicité et tératotoxicité (trouble de la gestation et/ou malformation congénitale du produit de conception).
Note : embryon = produit de conception humain dans les 3 premiers mois de la vie. Foetus = à partir du quatrième mois.
Toxicité pour le sang. Effet hypoplasiant sur la moelle hématogène : diminution de la fabrication des trois lignées cellulaires sanguines : globules rouges, globules blancs et plaquettes. Effet (réversible pour des expositions courtes et non évalué pour des expositions longues) retrouvé chez toutes les espèces et quelles que soient les voies d'exposition (orale, respiratoire ou cutanée). Pas deffet hémolytique. (L'hémolyse est la destruction des globules rouges circulants).Enfin des cas de leucémie ont été rapportés avec le méthyle et l'éthyl glycol ainsi quavec leurs acétates respectifs mais le lien de causalité reste encore discuté. On ne peut donc pas, actuellement exclure ce risque formellement.
Des effets immunodépresseurs ont été observés dans certaines espèces pour le méthyl glycol.
Groupe I b
Données expérimentales sur la reproduction et le développement embryofoetal moins nombreuses et plus dissociées que dans le groupe I mais suffisantes pour entraîner la classification toxicologique sur la base d'effets du même type que pour le groupe I a. A noter que l'éthyl diglycol présente une reprotoxicité plus faible.
Toxicité pour le sang : l'effet hypoplasiant médullaire reste hypothétique. Pas d'effet hémolytique. En fait les données expérimentales pour les effets sur le sang sont très pauvres pour toutes les substances de ce sous-groupe. Enfin, des cas de leucémie ont été rapportés avec le méthyl diglycol mais le lien de causalité reste encore discuté. On ne peut donc pas, actuellement exclure ce risque formellement.Groupe I I
Données expérimentales contradictoires sur l'appareil génital : résultats divergents pour la reprotoxicité chez le mâle ; peu de données disponibles chez la femelle. Par contre, effets sur le développement embryofoetal largement retrouvés bien que pas identiques à ceux des substances du groupe I : diminution de la taille des portées, augmentation de la mortalité néonatale notamment. Effets sur le sang également différents de ceux du groupe I : pratiquement pas deffet médullaire. Par contre, risque d'hémolyse (destruction des globules rouges). Cet effet est retrouvé sur plusieurs espèces animales et pour les trois voies d'exposition (orale, pulmonaire et cutanée). Les métabolites acides des fonctions alcool primaire sont responsables des effets sanguins de ces substances. A souligner le peu de données expérimentales concernant les expositions de longue durée.Pas de données disponibles pour la génotoxicité ou la cancérogénicité.
Groupe I I I a
Toxicité expérimentale pour la reproduction : essais négatifs. Cependant, en l'absence de données spécifiques, on ne peut exclure formellement des risques de toxicité identiques à ceux du groupe I du fait de la possibilité de métabolisation des fonctions alcool primaire (en bout de chaîne) conduisant à des métabolites aldéhydes et acides auxquels l'homme pourrait être sensible
A noter pour le sang des effets différents de ceux du groupe I : pas d'effet dépresseur médullaire, mais hémolyse avec le butyl diglycol (comme c'est le cas avec le butyle glycol du groupe II).
Groupe I I I b
Toxicité expérimentale pour la reproduction : essais négatifs. L'absence de fonction alcool primaire explique une métabolisation différente de celle des substances du groupe III a : désalkylation (détachement d'un morceau de chaîne carbonée). Mais bien sassurer de l'absence d'impuretés par des formes bêta du groupe I b souvent retrouvées dans les préparations commerciales. A noter aussi que les schémas métaboliques des multiples formes isomériques des éthers du di- ou du tripropylène glycol ne sont pas tous connus. L'évaluation spécifique de ces substances est donc actuellement très incomplète.
Aucun effet hématotoxique n'est décrit dans ce sous-groupe.