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4. Prélèvements et mesurages

Prélèvements

Deux types de principes de prélèvements

    Prélèvement individuel

    • ambulatoire (mobilité)
    • dans la zone respiratoire
    • tient compte des gestes professionnels

    Prélèvement à poste fixe

    • pollution ambiante général

     

    Résultats proches si

    - poste de travail fixe
    - zone de travail bien délimitée

    Résultats divergents si

    - variation spatiale de la pollution ; interférence avec d’autres substances…
    - influence du geste professionnel sur la source de pollution (ouverture, alimentation, évacuation…)

Deux types de durée de prélèvements

Prélèvement court

- VLE (valeur plafond) limiter la durée du prélèvement à la durée de l’événement polluant (sinon risque de dilution et de sous estimation du pic) sans excéder 15 mn (5 pour les isocyanates)
- valeur limite à court terme ou mieux valeur limite de courte durée (15 mn pendant le pic quelle que soit sa durée). Dimension européenne (directive 2000/39/CE) Norme XP 43-244; arrêté du 30 juin 2004 liste de VLPE

Prélèvement long

- VME sur 8 heures ou équivalent
- prélèvement unique ou successifs (souligne les variations éventuelles de concentration)
- augmenter le volume si concentration du polluant faible (concentration en général entre 0.1 et 2 fois la VME.

Mesurage d’une exposition moyenne

(Par exemple pour l’évaluation des solvants organiques par rapport aux VME)

► Utilisation d’un support absorbant avec une pompe (débit constant de 20 à 200 ml d’air / minutes)

► Etalonnage en début et fin de mesure

► Choix des tubes (voir détail avec chaque fabricant)
- tubes à deux plages de charbon actif
- tube à deux plages de tamis graphite pour piégeage d’une molécule spécifique (ex MEK) [1 plage pour le piégeage, 1 comme témoin de saturation]

► Désorption des molécules à partir du support avec un solvant (sulfure de carbone)

► Analyse proprement dite chromatographie (en phase gazeuse CPG) avec détecteur à ionisation de flamme +/- spectrographie de masse (SM)

Mesurage des fluctuations d’exposition au cours de la journée de travail
(Exemple des solvants organiques en référence à des VLE)

► Utilisation d’un détecteur à ionisation de flamme

► Le calibrage est fondamental pour la précision des résultats (gaz étalon isobutylène 100ppm et air synthétique 0)

► Non spécificité de la mesure (toutes vapeurs organiques)
■ monopollution possibilité de calcul de concentration
■ exposition à des mélanges aucune possibilité qualitative, résultats quantitatifs globaux

► Choix d’un intervalle de temps pour le recueil informatisé des valeurs mesurées

► Graphique du profil d’exposition et repérage des pics de pollution

Au total : quels sont les messages clé ?

Une large gamme de techniques est disponible pour le mesurage des concentrations de polluants chimiques aériens. Elles peuvent toutes aider à l’évaluation et au contrôle des expositions des salariés à leurs postes de travail. Il est essentiel de choisir des méthodes et des équipements précisément adaptés à ses objectifs. Il est également capital d’interpréter les résultats correctement et avec beaucoup de soin.
- Utiliser des techniques simple de lecture instantanée pour déterminer approximativement la concentration des polluants en milieu de travail et pour établir des priorité d’investigations plus détaillées.
- S’assurer que l’opérateur qui conduit le prélèvement soit compétent et bien entraîné.
- Mettre en œuvre des techniques bien représentatives des expositions personnelles, par exemple par le prélèvement aussi près que possible de la zone respiratoire (nez et bouche) du salarié. Cela est notamment capital pour l’interprétation des résultats par rapport aux valeurs limites d’exposition professionnelle
- Répéter les prélèvement à chaque fois que des modifications significatives surviennent dans les produits, les machines ou les techniques opératoires.
- S’entourer du conseil d’autorités qualifiées au cas ou des informations supplémentaires soit nécessaires pour une prise de décision.
- Ne pas se contenter de mesures à lecture directe à proximité des sources d’émission qui ne rendent pas compte de l’exposition réelle des salariés au cours de leur travail.
- Ne pas repousser à plus tard des renforcement de contrôle lorsque ceux-ci s’avèrent nécessaires.
- Ne pas penser que les contrôles nécessitent forcément des appareils électroniques coûteux. Des techniques simple sont, le plus souvent, accessibles et suffisantes.
- Ne pas oublier que des spécialistes, fabricants, distributeurs, chimistes, hygiénistes, médecins du travail, toxicologues, sont à votre service pour vous apporter tout compléments d’information pour une maîtrise approfondie de la prévention du risque chimique en milieu de travail.

Guideline des bonnes pratiques de mesure : European Solvents Industry (ESIG)

 

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