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"Un produit qui donne entière satisfaction au patient"


Un urgentiste témoigne

 

Dr Bodson, qui êtes-vous ? Quelles sont actuellement vos responsabilités professionnelles ?
Mes fonctions en tant que médecin urgentiste, chef de clinique au CHU de l’Université de Liège (Belgique), sont principalement la formation des jeunes médecins aux missions SAMU ainsi qu’une supervision intra-muros ; je suis également coordinateur d’une cellule NBC c'est à dire Nucléaire, Biologique et Chimique. Tout ceci m’a donc amené à me préoccuper en particulier des patients victimes d’accidents chimiques.

Quelle est votre expérience de la lésion chimique au cours de votre exercice professionnel ?
Nous recevons en moyenne 2 accidents type « chimique » chaque mois, le plus souvent domestiques mais aussi des accidents de travail (sur un total de 60.000 urgences par an)

 

Quels problèmes principaux cela soulève-t-il ? Quelles limites de la prise en charge avec quelles conséquences pour le patient ? Dans les suites immédiates et dans l’évolution à moyen et court terme ?
Le personnel soignant est souvent désemparé devant ce type de problème car il a tendance à chercher l’antidote spécifique au produit agressif incriminé ; cela fait perdre un temps inutile par des recherches via les centres anti-poison ou autres sources de renseignements.
Les patients sont souvent très algiques et d’aucuns se focalisent sur l’analgésie (par moyens conventionnels) avant de penser à neutraliser la cause. Au niveau oculaire, certains se battent littéralement avec les patients pour leur ouvrir les paupières afin de forcer un lavage à l’eau qui s’avère d’ailleurs souvent néfaste car entraînant un œdème de cornée.
Et plus le temps passe, plus la substance corrosive pénètre les tissus et détruit sur son passage …De plus, dans de nombreux cas, le lavage à l’eau aggrave la douleur.
C’est l’évolution à moyen et long terme qui risque d’être grevée de séquelles lourdes.

 

"Il faut entraîner les travailleurs à une procédure simple d'application de Diphotérine®"

 

Comment avez-vous connu la Diphoterine® ?
Par un démonstration assez impressionnante de laboratoire où la société PREVOR faisait une expérience de neutralisation d’acide fort puis de base forte avec de l’eau puis avec de la Diphoterine®
Après une telle démonstration, il est difficile de s’imaginer qu’il s’agisse d’eau de mer ou d’une solution de « perlinpinpin » quelconque.

Quelles ont été les arguments précis qui vous ont laissé pensé que la Diphoterine® pourrait vous être utile dans votre exercice professionnel ?
C’est surtout l’absence de solutions autres que l’eau qui m’a poussé à tester la Diphoterine®

Comment vous l’êtes-vous procurée ?
En achetant les premiers flacons au représentant belge

Dans quel type de situation avez-vous fait votre première utilisation de la Diphoterine® ?
Une aspersion de membre par soude caustique

Quelles ont été vos observations ? Quelles conclusions avez-vous tirées de ce premier essai ?
C’est l’analgésie endéans les 2 minutes qui m’a tout d’abord impressionné ; là, le patient ne bluffe pas, c’est du concret ! L’absence totale de séquelle est tout aussi impressionnante.

Ensuite, pourquoi et comment avez-vous décidé de poursuivre l’utilisation de la Diphoterine® ?
En l’absence de solutions autres, je ne vois pas pourquoi j’abandonnerais un produit pour lequel je n’ai jamais constaté d’effet secondaire et qui donne entière satisfaction au patient

 

"Analgésie endéans les 2 minutes et absence de séquelle"
Quels protocoles d’utilisation avez-vous mis en place ?
Quand un patient se présente, qu’il ait déjà réalisé un « traitement » ou non (à l’eau par exemple), j’applique d’emblée la Diphoterine®
Neuf fois sur dix, je n’ai aucun besoin d’analgésique complémentaire.
Même si cette application intervient de nombreuses minutes après l’accident (voire heures) l’efficacité est indéniable. La présence de plaies n’interdit pas l’utilisation de Diphoterine®
Au niveau oculaire, nul besoin d’anesthésique local ni de forcer l’ouverture des paupières, l’application simple de la cupule prévue sur les paupières fermées suffit, dès le début d’écoulement de la Diphoterine® , à laisser passer suffisamment de produit entre les paupières pour que la neutralisation du corrosif opère et ce en moins de 2 minutes. Le patient ouvre alors spontanément les paupières.
Tout cela est valable y compris pour des substances moins « classiques » comme par exemple les aérosols lacrymogènes ou les solutions de capsaïcine.

Sur quelles situations d’urgence et avec quels résultats ?
Dans n’importe quel cas de projection chimique.
L’analgésie est ressentie par le patient endéans les 2 minutes (1 ½ le plus souvent).
Les séquelles sont manifestement nulles ou du moins significativement moindres qu’après lavage à l’eau

Pouvez-vous conclure sur :
- l’ensemble des observations que vous avez réalisées :
plus de 200 cas
- les points forts de ce produit : rapidité d’action, pas d’effet secondaire ni CI
- ces faiblesses : n’est pas assez présent sur les lieux de travail (afin d’aller encore plus vite)
- les possibilités d’améliorations tant sur le fond que sur la forme : aucune


Au total, si vous aviez besoin de présenter la Diphoterine® à des collègues, quels arguments développeriez-vous pour les convaincre de l’intérêt
- du concept d’une solution amphotère et hypertonique
- de la polyvalence de ce produit
- de l’intégration d’une décontamination chimique immédiate intégrée dans l’ensemble de la démarche de prise en charge d’une lésion chimique oculaire et cutanée ?

Et bien ceux-là exactement !

Quels nouveaux concepts pensez-vous qu’il soit utile de développer pour la prise en charge des urgences chimiques en général ?
Entraîner les travailleurs à une procédure simple d’application de Diphoterine®
Le plus tôt possible après la contamination chimique

 

Dr Bodson… Je vous remercie !

Interview réalisé par Dr François Burgher - mise en ligne le 23/04/2007


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